Bienvenue sur le site de l'AJC France AJC.France.blogspot.com est le blog du bureau français de l'American Jewish Committee.
L’American Jewish Committee est une organisation non gouvernementale et apolitique qui a pour objectifs la défense des droits de l’Homme, des valeurs démocratiques, du
pluralisme, la lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme.
Avec des bureaux dans 33 états des Etats-Unis et 8 bureaux dans le reste du monde, dont 6 en Europe (Paris, Berlin, Bruxelles, Genève, Rome et Varsovie), l’AJC dispose d’une grande influence sur
la scène internationale.
Depuis un siècle, l’AJC est engagé dans le débat public et politique au niveau national et international. L’AJC se mobilise pour garantir le respect des valeurs démocratiques, pour favoriser
l’entente interreligieuse, pour préserver et protéger les communautés juives partout dans le monde, et pour soutenir l’Etat d’Israël dans sa volonté de vivre en paix et en sécurité avec ses
voisins.
Grâce à sa connaissance approfondie du Moyen-Orient, son réseau international, son engagement constant contre l’antisémitisme et pour la défense des droits de l’Homme et du pluralisme
démocratique, l’AJC est l’une des organisations juives américaines les plus respectées en France.
Paris, le 27 août 2009 - Madame Valérie Hoffenberg quitte la direction de l’AJC France (American Jewish Committee) suite à sa nomination en tant que représentante spéciale de la France pour la
dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient par le président Nicolas Sarkozy.
Une prise de position forte pour la paix
Très engagée dans le dialogue interculturel, dans la recherche de la paix au Proche-Orient et dans le dialogue transatlantique, Valérie Hoffenberg souhaite mettre à profit l’expérience acquise en
tant que directrice pour la France de l’American Jewish Committee dans cette nouvelle mission.
Dans la lettre de mission qu’il lui a remise, le Président Nicolas Sarkozy l’engage à prendre « toutes les initiatives concrètes qui créeront un climat favorable à la paix dans les domaines
économique, culturel, éducatif et environnemental. Le temps est venu de bousculer les agendas, les habitudes et les frilosités » indique-t-il.
Lors de précédentes missions, Valérie Hoffenberg a contribué à Bethléem (Cisjordanie) à la création d'un parc industriel réunissant entreprises publiques et privées. Ce projet montre que "le
développement économique est une composante essentielle du processus de paix dans la région", indique Nicolas Sarkozy. Dans la lettre de mission adressée à Madame Hoffenberg, il a ajouté : « vous
avez également montré qu’il est possible de faire avancer des projets concrets entre Israéliens et Palestiniens ».
Valérie Hoffenberg déclare : « Afin de me consacrer à ma nouvelle mission j’ai décidé de quitter la direction de l’AJC France, mais je tiens à remercier tous ceux qui depuis cinq ans ont travaillé
à mes côtés pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme, pour le rapprochement entre les peuples, pour le dialogue interculturel et pour favoriser la paix au Proche-Orient. J’espère continuer
avec vous notre dialogue et notre coopération dans le cadre de mes nouvelles fonctions. »
Since 2004, I had the privilege and pleasure to work and cooperate with you in my quality of Director of the American Jewish Committee in France.
It has been a very fruitful experience both at a personal and professional level.
These years have certainly been ones of the most important of my life and mainly because of the quality of the relation I shared with all of you.
Nevertheless, I have decided to quit my position in AJC.
I have the honor to inform you that I have been appointed by the French President France’s special envoy for the peace process in the Middle East, in its economic, cultural, commercial,
educational and environmental aspects.
Through this mission my goal will be to propose and support any initiative associating civil society that could help in creating a climate peace in the region. I will also be associated to the
peace negotiations with Israel, the Palestinians, the European Union, the United States, the Arab countries and the Gulf countries.
I look forward to continuing our dialogue and cooperation on the occasion of my new function.
Le Proche-Orient souffre depuis trop longtemps d’un conflit qui n’est pas régional mais mondial dans ses conséquences. Le temps travaille contre la paix et la stratégie consistant à attendre des
circonstances favorables est illusoire. Le statu quo est détestable, car il mine l’autorité des dirigeants modérés, alimente le terrorisme et ne profite qu’aux extrémistes.
Le temps est venu de bousculer les agendas, les habitudes et les frilosités. Sur le plan politique et diplomatique, la France plaide pour une reprise rapide du processus de paix dans ses trois
volets. La France veut également soutenir toutes les initiatives concrètes qui créeront un climat favorable à la paix dans les domaines économique, culturel, éducatif et environnemental.
Vous avez contribué, Madame la Conseillère de Paris, à la création en moins d’un an du premier parc industriel en Cisjordanie. En mettant l’accent sur le partenariat entre le secteur public et
entreprises privées et en y associant la société civile, le parc industriel multidisciplinaire de Bethléem rappelle que le développement économique est une composante essentielle du processus de
paix dans la région. Vous avez également montré qu’il est possible de faire avancer des projets concrets entre Israéliens et Palestiniens.
J’ai donc décidé de vous nommer Représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient.
Votre connaissance de la région et des pays du Golfe, les relations multiples que vous avez établies en Europe, aux Etats-Unis et au Moyen-Orient, ainsi que votre aptitude à mobiliser le secteur
économique comme la société civile, permettront de renforcer l’action de la France dans ces dimensions, en complément de l’action diplomatique de la France dirigée par le Ministre des Affaires
étrangères et européennes.
En vous appuyant sur les moyens que mettront en tant que besoin à votre disposition tous les ministères concernés, notamment ceux des Affaires étrangères et européennes ; de l’Economie, de
l’industrie et de l’emploi ; de l’Ecologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer ; de l’Education nationale; de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi qu’avec
l’aide de l’AFD, vous me proposez toutes les initiatives que vous jugerez utiles à nos intérêts, pour que les décisions soient prises dans le cadre approprié.
Vous serez associée, sur les sujets précités, aux discussions avec nos partenaires, en particulier les Etats-Unis et l’Union européenne. Vous initierez et participerez à toute initiative pouvant
renforcer l’action de la France dans les domaines relatifs à votre mission. En étroite liaison avec notre Ambassadeur à Tel-Aviv et notre Consul général à Jérusalem, ainsi qu’avec notre
Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement et notre Représentant pour les projets régionaux d’aménagement hydraulique de la Mer morte, vous développerez
les contacts que vous jugerez appropriés avec les acteurs concernés de la région, notamment les entreprises, la société civile et le cas échéant le monde de la recherche.
Vous me ferez rapport périodiquement, ainsi qu’au Premier Ministre, par l’intermédiaire du Ministre des Affaires étrangères, sous l’autorité duquel vous travaillerez.
Je vous prie d’agréer, Madame la Conseillère de Paris, l’expression de mes hommages.
L’AJC salue la décision de la Cour européenne des droits de l’homme de condamner les boycotts anti-Israël.
Cette décision de justice inédite condamne on ne peut plus clairement tout boycott contre des produits israéliens. Ces actions sont considérées comme illégales car
si elles prétendent dénoncer les actions du gouvernement israélien, elles sont en réalité discriminatoires envers toute une nation.
Jeudi dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a débouté Jean-Claude Willem, ancien Maire de Seclin, qui, en 2005, avait saisi cette dernière au nom de la
liberté d’expression après avoir été condamné en appel à verser une amende de 1000 euros par la justice française puis s’être vu rejeter sa demande de pourvoi en cassation. Il avait demandé aux
services de restauration de Seclin de boycotter des produits israéliens.
Par cette décision, la Cour a statué que Willem avait été originellement condamné pour « incitation à commettre un acte discriminatoire et donc passible de
sanctions. »
A quelques semaines de la victoire contestée de Mahmoud Ahmadinejad (à presque 62% des voix) aux
élections présidentielles et tandis que la communauté internationale reste divisée sur les moyens de dissuader Téhéran de poursuivre son programme nucléaire, Valérie Hoffenberg, Conseiller de
Paris, représentante du Président de la République pour la mise en place du parc industriel franco-palestinien de Bethléem et Directrice de l’AJC-France, a organisé un débat sur le rôle que
devrait jouer l’Europe face à la menace iranienne.
Devant près de 250 personnes, cette
table ronde, composée d’hommes politiques, d’experts en géostratégies et connaisseurs de l’Iran, s’est tenue à la Mairie du 16ème arrondissement, à l’invitation de Claude Goasguen,
ancien Ministre et Député-Maire du 16ème.
g. à dte: Michel Miraillet, Claude Goasguen, Valérie Hoffenberg, Jean-François Copé, Emanuele Ottolenghi, Réza Ghodsi.
Des élections présidentielles révélatrices d’une
délégitimation du régime tant à l’intérieur qu’à l’extérieur
Claude Goasguena introduit la table ronde en insistant sur l’importance de tenir une telle conférence à quelques jours des
élections présidentielles iraniennes, dans la mesure où ces dernières ont révélé la fragilité du régime. Au niveau interne, la contestation des Iraniens a clairement démontré des failles dans le
soutien de la population envers son Président et envers le régime des Mollahs. Si ce constat est porteur d’espoir, la situation interne reste toutefois extrêmement préoccupante sur le plan des
droits de l’homme.
Claude Goasguen a également fait part de son inquiétude quant à la stratégie américaine de dialogue avec
l’Iran.
Valérie Hoffenberga évoqué la nécessité de s’interroger sur les résultats de ces élections révélateurs de dissensions au sein du
régime iranien. Outre leurs conséquences au plan interne, ces résultats ont également eu un fort impact sur la légitimité internationale de l’Iran, qui représente une source d’inquiétude
croissante pour le monde arabe et dont les relations avec ses satellites (Hamas, Hezbollah et Syrie) se sont dégradées.
Valérie Hoffenberg a également soulevé le dilemme auquel fait face l’administration américaine
aujourd’hui. Soit cette dernière engage le dialogue avec un régime en perte de légitimité et lui permet ainsi de redorer son blason, soit elle attend mais laisse le temps à l’Iran de se doter de
l’arme nucléaire.
Réza Ghodsi, homme d’affaire franco-iranien, a quant à lui apporté un éclairage différent sur la société iranienne et les
mouvements qui la secouent. Il a expliqué pourquoi la victoire de Mahmoud Ahmadinejad avait fait naître une véritable contestation en Iran. Contrairement aux élections précédentes où les Iraniens
n’avaient pas été voter massivement par déception de la politique de l’ancien Président, Ali Akbar Hashemi Rafsandjani, qui n’avait pas engagé les réformes promises et était un dirigeant
corrompu, ces dernières élections ont vu une participation record de la population. Les Iraniens ont donc eu l’impression que leur vote leur a été volé et ne l’acceptent pas. Ce sont les
populations urbaines, contrairement aux populations rurales, qui ont majoritairement voté pour Mir Hussein Moussavi.
Il a rappelé que l’Iran était tributaire d’un héritage historique et culturel de premier plan et qu’il
ne fallait pas assimiler le pays au gouvernement qui le dirige actuellement. Pour lui, malgré les faiblesses politiques actuelles et la nature répressive du régime, l’Iran reste un pays aux
multiples potentiels, notamment sur le plan commercial et sur le plan énergétique. Depuis la mise en place de sanctions économiques de la part de la communauté internationale, il est certes plus
difficile mais néanmoins toujours possible de faire des affaires. Réza Ghodsi a enfin regretté que les hommes politiques aient souvent des intérêts financiers importants.
Concernant le programme nucléaire iranien, il a clairement expliqué que la majorité des Iraniens, y
compris les élites, cautionnaient ce dernier, mais plutôt à vocation civile. Pour ces derniers, tout est en réalité question de prix à payer. Ils auront tendance à être favorables au nucléaire à
condition que cela n’engendre pas un trop lourd tribut pour le pays.
Le nucléaire iranien : un danger imminent pour
l’ensemble de la communauté internationale
Pour Frédéric Encel, Docteur en géopolitique et Professeur de relations internationales,
spécialiste du Moyen-Orient, l’Iran représente le plus grand danger régional. Il pourrait inciter d’autres pays à vouloir se doter de l’arme nucléaire et ouvrir la porte à une prolifération
galopante dans la région. Certes, des pays tels qu’Israël, l’Inde et le Pakistan détiennent déjà un arsenal atomique, mais, contrairement à l’Iran qui est signataire du Traité de
Non-Prolifération, ils n’ont pas bénéficié de l’aide internationale pour développer leur technologie nucléaire. Il y a également un risque que l’Iran transfert sa technologie à des groupes
non-étatiques terroristes. Le nucléaire iranien représente également un danger pour l’Europe. En effet, les missiles iraniens sont à portée des rives européennes de la Méditerranée. Contrairement
à Claude Goasguen, Frédéric Encel serait plutôt favorable à l’attitude américaine. Il estime que les Etats-Unis ont une fenêtre d’opportunité à saisir et que, en cas d’échec de leur politique de
dialogue, ils pourront rallier une plus large adhésion de la part de la communauté internationale au régime de sanctions.
Enfin, alors que la possibilité d’une intervention militaire de la part des Etats-Unis semble selon
toute vraisemblance écartée, il a rappelé que, pour les Israéliens, cela restait une option envisageable – quoique d’ultime recours.
Michel Miraillet, Directeur des affaires stratégiques au Ministère de la Défense, a insisté sur l’imminence du danger iranien du
fait de l’avancement technologique du programme nucléaire et de l’important développement de l’arsenal militaire de Téhéran. Revenant en détail sur les estimations d’avancement du programme
iranien, il a expliqué que l’Iran, grâce à des fournitures de matériel et de savoir-faire notamment via le réseau pakistanais d’A.Q.Khan, avait aujourd’hui la capacité d’enrichissement
d’uranium suffisante pour fabriquer une bombe. Toutefois, de nombreuses incertitudes demeurent sur le programme nucléaire iranien. On connaît la quantité d’uranium détenue mais pas sa qualité.
Aussi, Michel Miraillet a évoqué le développement de l’arsenal militaire iranien, notamment en termes de missiles de longue portée. Ainsi, la progression du programme nucléaire iranien, associée
à celle de l’armement, est rapide et chaque jour qui passe en augmente les risques.
L’Europe et ses moyens d’action : sanctions ou
dialogue ?
Jean-François Copé, ancien Ministre, Député-Maire de Meaux et Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, a apporté son éclairage
de décideur politique. Après avoir rappelé que les députés prenaient de plus en plus part à la prise de décision en matière de politique étrangère, notamment grâce au renforcement du rôle des
Parlementaires depuis 2008, il a fait part de la difficulté du décideur face à des questions aussi engageantes et qui nécessitent une rapidité de réaction telles que celle de la menace iranienne.
Car l’Iran constitue bien une menace. Jean-François Copé a rappelé que l’ambition nucléaire, qui date de la période du Shah, n’est pas nouvelle ni propre au régime actuel et que son caractère
militaire et belliqueux – notamment envers Israël – est régulièrement revendiqué par les leaders politiques iraniens. Il a expliqué qu’aujourd’hui, l’Europe est face à un dilemme : celui de
suivre l’administration Obama dans la voie du dialogue, alors que l’Iran continue d’affirmer son ambition nucléaire militaire, viole ses obligations internationales et que le régime révèle une
nature de plus en plus répressive, ou de poursuivre sa politique de sanctions qui, jusqu’à présent, n’a eu que des résultats mitigés.
Emanuele Ottolenghi, Docteur en relations internationales et Directeur du Transatlantic Institute, qui vient de publier un ouvrage sur
l’Iran et l’Europe (Under a Mushroom Cloud. Iran, Europe and the Bomb) a également dressé le constat de la nécessité d’agir rapidement face au danger iranien. Il a détaillé quelques
mesures phares que l’Europe pourrait prendre. Pour lui, il convient de dépasser le manichéisme du débat entre sanctions et dialogue et d’adopter une démarche duelle alliant à la fois les
sanctions et le dialogue. Au niveau des sanctions, ces dernières doivent selon lui se poursuivre et être renforcées, surtout dans le domaine économique. Il s’agira donc de rester ferme sur les
limitations de prêts bancaires et autres facilitations de commerce international depuis ou vers l’Iran, tout en engageant le dialogue. Des mesures symboliques pourront également être appliquées
afin de dénoncer les manquements au respect des droits de l’homme de la part du régime iranien. Il s’agira notamment de rappeler les Ambassadeurs et ainsi de conserver des relations diplomatiques
avec l’Iran mais en les abaissant au niveau inférieur, ou encore de renommer les rues dans lesquelles sont installées les représentations iraniennes à l’étranger selon des dates commémorant des
manifestations de dissidents ou des noms d’opposants au régime.
Quelques semaines après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad et face à la décision de
l’administration Obama de poursuivre sa stratégie de main tendue envers l’Iran, cette table ronde, riche en analyses et propositions, a permis d’apporter un éclairage sur la réalité et
l’imminence de la menace iranienne et de mettre en perspectives les différentes options politiques et diplomatiques s’offrant à la communauté internationale pour faire face à ce danger.
Valérie Hoffenberg, directrice de l’AJC-France, salue l’appel du prince héritier du Bahreïn aux dirigeants arabes à s’adresser aux médias israéliens.
Ce vendredi, le prince héritier du Bahreïn, cheikh Selmane Ben Ahmed Al-Khalifa, a appelé les dirigeants arabes à s’adresser aux Israéliens à travers leurs médias,
en vue de faciliter les efforts de paix entre Israéliens et Palestiniens.
« Nous, les Arabes, n’avons pas suffisamment fait d’efforts pour communiquer avec le peuple israélien », constate-t-il dans un éditorial paru dans le
Washington Post.
« Nous devrions progresser maintenant vers une paix véritable en consultant et en éduquant notre peuple, mais aussi en tendant la main au public israélien pour
mettre en lumière les bénéfices d’une paix véritable », ajoute-t-il avant de soutenir l’Initiative de paix arabe comme pouvant permettre la normalisation des relations entre Israël et les
pays arabes.
Valérie Hoffenberg salue ces propos importants prônant le dialogue entre les peuples. En effet, seule une meilleure compréhension mutuelle permettra la
réconciliation des populations de la région et pourra favoriser un climat de paix.
L'AJC-France se félicite de la décision, prise ce jour par l'Autorité palestinienne, d'interdire la diffusion de la chaîne Al-Jazeera et de fermer ses bureaux dans
les territoires palestiniens. Elle envisagerait également d'entamer des actions en justice contre le média.
Les autorités palestiniennes accusent en effet la chaîne qatarie d'avoir diffusé des allégations contre le Président Abbas, des reportages partiaux et biaisés sur les territoires palestiniens et
ainsi d'apporter son soutien au mouvement terroriste Hamas.
L’AJC France se félicite de la décision de justice, rendue ce vendredi, de condamner Youssouf Fofana, le chef du « gang des
barbares », auteur du meurtre d’Ilan Halimi en 2006, à la perpétuité, avec 22 ans de sûreté. On peut toutefois s'étonner de la relative "clémence" de ce jugement pour les complices de Youssouf Fofana, qui ont été condamnés à
des peines moins lourdes que lui.
Conscients des réactions contrastées qui ont suivi l’annonce du verdict et bien que ce dernier ne suffira pas à apaiser la peine de la famille d’Ilan, envers qui nos pensées sont toutes dirigées
aujourd'hui, nous nous félicitons de cette décision ferme et sans complaisance à l’égard d’un acte abominable.
Benjamin Netanyahou annonce des mesures concrètes pour une amélioration
de la situation économique des Palestiniens en Cisjordanie
Paris, le 9 juillet 2009 - Madame Valérie Hoffenberg, représentante du Président de la République
Française pour la mise en place du parc industriel franco-palestinien de Bethléem (BMIP), se félicite
de la décision du gouvernement israélien de soutenir et de promouvoir trois projets économiques
majeurs au premier rang desquels figure le projet français, le BMIP.
En effet, convoqué hier matin , 8 juillet, par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le
comité interministériel pour l'amélioration de la situation économique en Cisjordanie a annoncé son
souhait de soutenir le développement de l’économie palestinienne :
- L’aménagement et le développement du parc industriel franco-palestinien de Bethléem
(BMIP),
- La mise en place d’une zone industrielle à Jalameh (région de Jénine), avec l'appui du
gouvernement allemand,
- L’implantation d’une zone dédiée à l'export et au traitement des produits agricoles à
Jéricho, avec le soutien du gouvernement japonais.
Un engagement fort de la France pour la Paix
Le projet de zone industrielle a été initié après les visites officielles de Mahmoud Abbas puis de
Shimon Peres à Paris en 2008, où les deux chef d’Etat ont souligné l’importance de soutenir le
secteur privé afin de relancer l’économie palestinienne. Au-delà des raisons économiques, ce projet a
pour objectif d’apporter de l’espoir dans la région et de promouvoir un climat de coopération et de
Paix.
Le 23 juin dernier, soit un an après la signature du protocole d’accord par les présidents Nicolas
Sarkozy et Mahmoud Abbas pour la construction de cette zone industrielle, une réunion de
présentation du BMIP mise en place par Madame Valérie Hoffenberg et Monsieur Pierre Duquesne
(représentant du ministre des affaires étrangères) s’est tenue au quai d’Orsay en présence du
ministre de l’économie Palestinien Monsieur Bassim Khoury afin de présenter le projet et de mettre
en place des partenariats entre entreprises françaises et palestiniennes. Fort de ce succès, le BMIP
devrait être inauguré en septembre prochain.
Par ce projet, la France affirme sa volonté de favoriser la paix dans cette région en soutenant des
actions concrètes qui amélioreront la qualité de vie des palestiniens.
Président du groupe parlementaire d’amitié France-Israël
Conférence :
Le danger
iranien:
quel rôle pour
l'Europe?
Le mercredi 8 juillet 2009 à
20 h
Mairie du 16èmearrondissement-71, avenue Henri Martin 75016 Paris
Salle des fêtes
Inscriptions : juliedecroix@gmail.com
Avec les interventions de :
Jean-François Copé
Député- Maire de Meaux
Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale
Valérie Hoffenberg,modératrice
Conseiller de Paris, déléguée auprès du Maire du 16èmearrondissement
Directrice de l’American Jewish Committee
Emanuele Ottolenghi
Docteur en relations internationales, Directeur du Transatlantic Institute,
éditorialiste pour Commentary Magazine et auteur de Under a Mushroom Cloud. Europe, Iran and the Bomb (2009)
Frédéric Encel
Docteur en géopolitique, Directeur de recherches à l’Institut Français de
Géopolitique, Professeur de relations internationales à l’ESG, Maître de séminaire à l’IEP de Paris et auteur de nombreux ouvrages dont Horizons géopolitiques (2009)
Michel Miraillet
Directeur chargé des affaires stratégiques au Ministère de la défense
Réza Ghodsi
Homme d’affaires franco-iranien
Biographies des intervenants
Claude GOASGUENest ancien Ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Citoyenneté. En 2006,
alors qu’il était Président du groupe UMP au Conseil de Paris, il a publié Allo Paris Bobo. Il est aujourd’hui Député-Maire du 16ème arrondissement de Paris et Président
du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale. Claude Goasguen est avocat et universitaire de carrière. Il enseigne en tant que chargé de conférences à H.E.C.
Jean-François COPEest ancien Ministre. Il a occupé les fonctions de Secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement,
Porte-parole du Gouvernement, Ministre Délégué à l’Intérieur, puis Ministre Délégué au Budget et à la Réforme de l’Etat. Il est actuellement Député-Maire de Meaux (Seine et Marne) et Président du
Groupe UMP à l’Assemblée nationale. En 2006, il fonde un club politique, « GénérationFrance.fr ».
Valérie HOFFENBERGest Conseiller de Paris, déléguée auprès du Maire du 16ème arrondissement, chargée de
l’enseignement supérieur et de la vie étudiante. En 2008, elle a été missionnée par le Président de la République pour la mise en place du premier parc industriel franco-palestinien de Bethléem.
Persuadée que l’éducation et l’économie peuvent accompagner les efforts diplomatiques au Proche-Orient et favoriser un climat de paix entre les peuples de la région, elle crée, en 2009,
l’association Peace Process Forum (www.peaceprocessforum.com). Elle est également conseiller en relations
internationales, spécialisée sur le Moyen-Orient (Directrice AJC).
Emanuele OTTOLENGHIest Docteur en Relations Internationales. Après une carrière universitaire où il a enseigné au
centre d’études israéliennes et au centre d’études sur le Moyen-Orient de l’université d’Oxford, il prend la tête du Transatlantic Institute de Bruxelles, un institut de recherche spécialisé dans
la promotion des relations euro-américaines, en 2006.
Il est éditorialiste pour plusieurs journaux et revues, dont le célèbre Commentary Magazine et participe à de nombreuses conférences. Récemment, il a
publié Under a Mushroom Cloud. Europe, Iran and the Bomb (2009).
Frédéric ENCELest Docteur en géopolitique habilité à dirigé des recherches, Directeur de recherche à l’Institut
français de géopolitique, professeur de relations internationales à l’ESG (Ecole supérieure de gestion) et maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris. Spécialisé dans l’étude
de la géopolitique du Moyen-Orient, il est également consultant en risques-pays et auteurs de nombreux articles et ouvrages dont, plus récemment, Atlas géopolitique d’Israël (2008) et
Horizons géopolitiques (2009). Il intervient régulièrement lors de conférences et débats ainsi qu’auprès des médias.
Michel MIRAILLETest, depuis août 2007, le directeur chargé des affaires stratégiques du ministère de la
défense. Diplomate de carrière, il a servi avant de prendre ses fonctions rue Saint Dominique, comme directeur des affaires internationales du SGDN et comme
directeur adjoint du personnel du Quai d’Orsay. A l’étranger, Michel Miraillet a occupé différents postes : premier conseiller à Tel Aviv de 2001 à 2004, conseiller
politique auprès de la représentation française au conseil de l’Atlantique nord, deuxième conseiller au Caire ainsi qu’auprès de notre représentation à l’ONU à New York, plus spécifiquement
chargé des dossiers de désarmement, de prolifération et de désarmement de l’Irak. Michel Miraillet a été membre au cours de l’année 2007/2008 membre de la commission du livre blanc sur la défense
et la sécurité nationale.
Réza GHODSIest né à Téhéran en 1967. Il arrive en France à l’âge de 12 ans. Après des études en finances à la
Sorbonne, il a commencé sa carrière à la BNP en 1993 et rejoint Lehman Brothers en 1995. En 2004, il crée Darius Capital, une société de conseil financier spécialisé auprès d’institutionnels avec
des bureaux à Paris, New York et bientôt Londres.
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